Constitution de la fortune: comment épargnent les jeunes?

Baloise Asset Management
6 octobre 2021
Les jeunes se préoccupent de nombreuses choses, mais qu’en est-il de leurs placements? Découvrez ce qui anime les jeunes en matière de constitution de fortune.

Constitution de la fortune: le plus tôt sera le mieux

Les jeunes sont confrontés à de nombreuses décisions déterminantes, qu’il s’agisse de la formation ou des études, du premier logement ou des voyages. L’avenir financier propre semble s’éloigner, notamment concernant la prévoyance une fois à la retraite. Lionel Orlando appartient à ce qu’on appelle la génération Z. Il a 22 ans et depuis deux ans et demi, il travaille à la Baloise dans le secteur Marketing. Nous avons échangé avec lui sur l’éducation financière, les objectifs d’épargne et sur la façon dont il poursuit activement la constitution de sa fortune.

Lionel
Lionel Orlando, 22 ans

Étudie l'économie à l'Université de Bâle et travaille comme étudiant-travailleur à la Bâloise.

Dans quelle mesure t’es-tu déjà préoccupé de la question de placements financiers?

Lionel: Mes études ont certainement constitué le principal point de contact. J’étudie l’économie à Bâle et j’y ai déjà suivi quelques cours sur la théorie des marchés financiers. De plus, j’ai travaillé au sein du Marketing de Baloise Asset Management. Cela m’a rappelé que je pouvais et devrais investir moi-même. Sans ces points de contact, je n’aurais certainement pas étudié d’aussi près la question de la constitution de la fortune.

Cela m’a permis d’identifier les opportunités que fournit un placement financier. Mais j’ai l’impression que c’est une question qui n’intéresse pas, voir qui effraie, même dans mon cercle de collègues. Je pense que si on lève cette crainte, par exemple en dispensant une éducation financière à l’école, et qu’à la place, on éveille l’intérêt pour ce sujet, les jeunes aborderont également le thème de la constitution de fortune de manière plus proactive.

Qu’est-ce que tu trouves important dans un placement?

Lionel: Je n’ai encore jamais investi. Mais je m’informe et j’aimerais lancer mon plan d’épargne le plus tôt possible. Dans ce cadre, j’accorde une importance particulière à des frais bas et transparents, car je ne veux pas que mon rendement soit phagocyté par des frais que je ne comprends pas. Toutefois, si je sais quel but servent ces frais, alors je suis prêt à les payer. Avec ma stratégie core, je vise des produits de long terme et passifs, notamment les ETF (Exchange Traded Funds). Ce qui m’importe dans ces investissements à long terme, c’est la perspective de rendements élevés, pour lesquels je suis également prêt à encourir un risque relativement élevé. Le «satellite» (stratégie core-satellite) serait constitué par des fonds actifs ou différentes actions, des investissements à court terme donc. Et puis tout simplement, car cela m’amuse. J’accorde également une grande importance à l’institution à laquelle je confie mon argent: on doit pouvoir lui faire réellement confiance.

Objectifs d'épargne

Quels sont tes objectifs d’épargne?

Lionel: Je n’ai pas d’objectif d’épargne concret, comme l’achat d’une voiture par exemple. Mon objectif principal est actuellement mon investissement core. En investissant à long terme, je souhaite dès à présent prendre les devants pour ma prévoyance. Il y aura sûrement certaines situations dans ma vie où je pourrais faire bon usage d’une partie de cet argent. Mais pour la majeure partie, je vise à profiter de l’effet des intérêts composés sur les 40 prochaines années, afin de laisser mon argent travailler pour moi. J’ai récemment vu un documentaire sur la pauvreté des seniors, qui m’a montré à quelle vitesse on peut en être victime, même si on a travaillé toute sa vie. La prévoyance étatique ne suffit pas, il faut donc
également recourir au troisième pilier, la prévoyance privée donc. Cela m’a fait comprendre une fois de plus qu’il est préférable de commencer tôt plutôt que de devoir se faire des cheveux blancs plus tard.

Comment épargnes-tu?

Lionel: À chaque début de mois, je place sur un compte d’épargne une partie de ma rémunération d’étudiant salarié. J’aimerais plus tard verser cette somme, à un certain rythme, dans des solutions en fonds. Je prévois également d’investir de plus petites sommes dans différentes actions. Dans ma recherche de titres, je peux mettre à profit les connaissances acquises lors de mes études, et me mettre à l’épreuve. De plus, j’aimerais investir dans des valeurs réelles. Je peux très bien m’imaginer d’acheter un appartement et le louer afin de profiter d’une augmentation de la valeur. Les montres sont également en principe un bon placement. Je suis particulièrement fasciné par les montres-bracelets, leur technologie, leur design et leur histoire, mais j’aime aussi en porter. C’est un hobby certes onéreux, mais il me procure de la joie. Je peux porter les montres, et en vendant certaines marques, on peut généralement réaliser un bénéfice. C’est un effet secondaire appréciable, mais au fond je préfère ne pas les vendre.